Souriez, vous êtes filmés!!!

Souriez, vous êtes filmés!!!

Souriez, vous êtes filmés ! Les soirs de match, il n’y a pas que les joueurs à passer à la télé. Au PC sécurité, deux opérateurs de vidéosurveillance scrutent les spectateurs sur leurs écrans. De « la gestion des flux » aux fumigènes interdits, ils sont les yeux des stadiers, des forces de l’ordre et des secours. Avant de faire péter un fumigène dans les tribunes du Roudourou, un soir de match, il vaut mieux y réfléchir à deux fois. Considéré comme une infraction par la loi, vous pouvez écoper d’une amende de 15.000 € et trois ans d’emprisonnement. Même pas peur ! Perdu dans la foule, vous vous croyez intouchable et invisible. Vous allez sans doute déchanter si vous êtes tentés par cette prouesse pyrotechnique. « On a reçu une belle brochette d’équipes cette année. Depuis le début de la saison, nous n’avons eu, pourtant, que dix utilisations de fumigènes. Sept personnes ont été interpellées », indique Jean-Michel Le Houérou, directeur de la sécurité d’EAG. Du tout numérique pour 72.000 € À chaque fois, les fumigènes ont illuminé la cage des visiteurs. « C’est souvent à l’entrée des joueurs. Quand ils sortent les banderoles, ils en profitent pour se planquer ou mettre des cagoules », ajoute Tiphaine, opérateur de vidéosurveillance. Depuis trois ans, elle suit les matchs d’En Avant à travers les écrans et les caméras de surveillance du Roudourou. Aujourd’hui, il en existe seize aux abords et dans le stade. La vidéosurveillance a été intégralement changée l’année dernière pour répondre aux normes et aux exigences de la Ligue de football. Le syndicat mixte d’aménagement du stade du Roudourou, qui a financé ce chantier, a déboursé 72.000 €. L’ancien système analogique a été remplacé par du numérique affichant une définition redoutable. Aujourd’hui, Tiphaine peut zoomer efficacement dans la cage des visiteurs. Alertée par les stadiers, elle peut aussi facilement imprimer la photo de celui qui brandit le fumigène. Elle servira aux forces de l’ordre à interpeller ce supporter à la sortie du match. Pour ne rien rater des dérapages, les gendarmes postés autour de la grille des visiteurs (entre six et douze) sont également équipés de caméras. « La gestion des flux » À l’entrée du stade, un panneau indique la couleur : « site sous vidéoprojection ». Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. « Les gens viennent voir un spectacle. C’est comme quand vous rentrez dans un magasin, vous savez qu’il y a de la vidéosurveillance », commente Jean-Michel Le Houérou. Depuis l’année dernière, Tiphaine n’est plus seule à scruter les spectateurs. Elle a été rejointe par Théo, qui a été embauché en contrat emploi d’avenir. Cette traque aux infractions ne constitue qu’une infime part du travail des opérateurs de vidéosurveillance : 5 %. « À 90 %, c’est la gestion des flux ». Avec le retour des caméras, Jean-Michel peut suivre en direct l’entrée des spectateurs. Si ça bouchonne à une grille, le public peut être orienté vers un autre point d’accès moins fréquenté. Il reste encore 5 %. « Ce sont les malaises ». Les caméras peuvent aider les secours à intervenir. « Le but, c’est l’assistance aux personnes en cas de problème », explique plus largement Jean-Michel Le Houérou. Validé à 99 % Ce nouveau système, opérationnel depuis août, est-il parfait ? « A 99 % », répond le responsable de la sécurité. « On va ajouter trois caméras. Certaines zones ne sont pas assez couvertes d’après le cahier des charges de la Ligue ». Les entreprises intéressées par ce marché peuvent se manifester avant la fin mai. Ces travaux seront engagés à partir de la mi juin et devront être terminés pour le 7 août, au plus tard. 150 stadiers À l’instar de la pelouse ou des sièges, le stade du Roudourou affiche désormais un équipement digne des plus grandes équipes. « On a eu des gros matchs cette année. On en a fait 18 en championnat, deux de Coupe et cinq en Europa Ligue », énumère Jean-Michel, qui n’a pas chômé cette saison, avec son équipe de 150 stadiers.

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