Sécurité, vidéosurveillance et police municipale : les propositions des candidats

Sécurité, vidéosurveillance et police municipale : les propositions des candidats

Interrogés sur la vidéosurveillance, les candidats ont répondu.

« La vidéosurveillance est un outil destiné à sécuriser une zone précise et non pas une méthode de prévention de la délinquance. Il faut donc l’utiliser comme telle. Les points de collecte de déchets de la résidence Gayant vont être vidéosurveillés pour empêcher les dépôts sauvages. J’ai annoncé que je souhaitais étendre la vidéo protection aux aires de jeux pour enfants parce que ces espaces doivent être absolument et exclusivement réservés aux petits. La vidéo protection pourra être étendue chaque fois qu’une zone spécifique doit être sécurisée. » Françoise Prouvost (UMP)

Guy Cannie (Rassemblement Bleu Marine)

« J’y suis absolument favorable. C’est une bonne chose et il faudra l’étendre dans les quartiers sensibles de la ville. Comme la résidence Gayant, Frais-Marais, Doriginies, Faubourg de Béthune… Pourquoi avoir peur des caméras quand on n’a rien à se reprocher ? Cela n’est pas une atteinte à la vie privée. »

Léopold Pons

« J’ai toujours été un ferme partisan de la vidéosurveillance. Et je pense qu’il faut continuer son développement dans la ville. On pourrait par exemple en placer à chaque entrée de ville. Elles ont la particularité de quasiment toutes passer par un pont. En installant des caméras à ces endroits, on aurait un œil sur toutes les entrées et sorties de ville. Cela agirait comme une arme de dissuasion, une fortification moderne, pour dire aux éventuels malfrats qu’ici, ils sont filmés. »

Marie-Hélène Quatrebœufs (Divers droite)

« Même si je regrette que la société en arrive à cette extrémité, je suis pour la vidéosurveillance qui permet de quadriller la ville et d’être une source de renseignements complémentaire pour les forces de police. Il y a des endroits à prioriser, mais je pense que cette mesure a une nécessité pour la lutte contre les dégradations et les délits. C’est un des éléments les plus efficaces pour lutter contre la délinquance. Je pense que certains commerces sensibles devraient avoir l’autorisation d’obtenir un système de vidéosurveillance à l’extérieur de leurs établissements. »

Brigitte Bonnaffé (Divers gauche)

« Les techniques de vidéosurveillance ne doivent jamais être perçues comme de simples outils. La vidéo se construit sur la base de rapports sociaux conflictuels. Il est donc nécessaire d’élaborer une cartographie répertoriant l’ensemble des espaces où les faits de comportements inadaptés ou de délinquance atteignent un niveau jugé significatif. Mais qui sont les opérateurs derrière l’écran et quels moyens de traitement, en temps réel, de l’image ? Avec la mise en place d’une telle politique sécuritaire, il s’agit moins de traiter les véritables ressorts de l’insécurité que de simplifier à outrance le problème de la transgression en présentant, de manière sélective et générique, les classes populaires comme dangereuses tout en garantissant l’impunité à la délinquance des riches : évasion et fraude fiscale… L’extension potentielle à Douai d’un tel dispositif nécessite donc une étude préalable. Leur mise en place ne doit pas remplacer les effectifs de police en diminution ces dernières années ni être en lieu et place d’un nécessaire travail de proximité. »

 

Source : www.lavoixdunord.fr

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